PlutĂŽtque de faire disparaĂźtre le poison, vous voulez dĂ©guiser la mort afin que le poison ne soit jamais suspectĂ© en premier lieu. Vous voudrez peut-ĂȘtre regarder le pistolet de crise cardiaque de la CIA . Il a Ă©tĂ© discutĂ© lors d' une audience au CongrĂšs.Un pistolet prĂ©sumĂ© qui injecte du poison dans le destinataire et imite les symptĂŽmes d'une crise cardiaque. En1951, dans un article restĂ© cĂ©lĂšbre, Alan Turing prĂ©voit pourtant, grĂące aux mathĂ©matiques, que des formes identifiables - taches, rayures, labyrinthes - peuvent apparaĂźtre dans une solution et se maintenir. Son intuition : ainsi naĂźtraient certaines formes biologiques. Une explication possible de la morphogĂ©nĂšse est nĂ©e. StevenPinker en 7 dates. 1954 NaĂźt Ă  MontrĂ©al au Canada; 1979 Obtient son doctorat de philosophie en psychologie expĂ©rimentale, Ă  l’universitĂ© de Harvard; 1982 Professeur au Lasolution Ă  ce puzzle est constituéÚ de 7 lettres et commence par la lettre C Les solutions pour POISON QUI A TUÉ ALAN TURING de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle Voici Les Solutions de Mots CroisĂ©s pour "POISON QUI A TUÉ ALAN TURING" Cyanure 0 0 Ils'est vraisemblablement tuĂ© la veille, lors du lundi de PentecĂŽte "le plus froid et le plus humide depuis cinquante ans". Le mĂ©decin diagnostique un suicide par empoisonnement au cyanure. On Solutionpour POISON QUI A TUE ALAN TURIN dans les Mots croisĂ©s. . Trouve les meilleures rĂ©ponses pour finir n'importe quel type de jeu de mot nous n'avons pas encore sĂ©lectionnĂ© une rĂ©ponse pour cette dĂ©finition, aide les autres utilisateurs en leur suggĂ©rant la solution ou une partie de celle-ci ! ÉcoutezAlan Turing, Ce GĂ©nie Qui A RĂ©volutionnĂ© Nos Vies - Partie 1 et 171 plus d'Ă©pisodes de True Story, gratuitement! Aucune inscription ou installation nĂ©cessaire. La Famille, en plein Paris, une des communautĂ©s les plus inquiĂ©tantes. J.R.R. Tolkien, l’écrivain Ă  l’origine des mondes imaginaires les plus fascinants. wvbPX. Seconde Guerre mondiale Alan Turing, le tragique destin d'un gĂ©nie des maths 002220 Mort de Kobe Bryant qui sont les stars de la NBA ? 001631 Notre invitĂ©e l'historienne Catherine Dufour nous dresse le portrait d'Alan Turing, l'un des pĂšres de l'informatique qui contribua Ă  la victoire des AlliĂ©s durant la seconde guerre mondiale. Son fait d'arme avoir rĂ©ussi Ă  dĂ©chiffrer Enigma, machine de guerre de l'Allemagne nazie. GrĂące Ă  cet exploit, il sauva des milliers de vies, et raccourcira la guerre de plusieurs mois. À quoi ressemblait la machine Enigma des nazis ? Combien de temps a-t-il fallu Ă  Alan Turing pour dĂ©crypter les messages codĂ©s d'Enigma ? Pourquoi son exploit est-il restĂ© inaperçu de nombreuses annĂ©es ? A-t-il souffert de cette absence de reconnaissance ? Pourquoi la couronne d'Angleterre a-t-elle attendu l'annĂ©e 2012 pour le rĂ©habiliter ? Quel prix porte aujourd'hui son nom ? Qui a dĂ©cidĂ© que son portrait serait sur les billets de 50 livres l'annĂ©e prochaine ? Notre invitĂ© nous racontera Ă©galement la fin de vie de ce mathĂ©maticien de gĂ©nie, qui imaginait dĂ©jĂ  dans les annĂ©es 1950 l'intelligence artificielle, mais qui fut surtout arrĂȘtĂ© et jugĂ© pour homosexualitĂ©, avant d'ĂȘtre castrĂ© chimiquement, et de mourir brutalement Ă  l'Ăąge de 42 ans en 1954. On ne saura jamais si Alan Turing s'est ou non suicidĂ©, pourtant plusieurs personnes avaient intĂ©rĂȘt Ă  le voir disparaĂźtre ... L’actualitĂ© par la rĂ©daction de RTL dans votre boĂźte mail. GrĂące Ă  votre compte RTL abonnez-vous Ă  la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualitĂ© au quotidien S’abonner Ă  la Newsletter RTL Info QuatriĂšme de couverturePomme croquĂ©e et drapeau arc-en-ciel, le constructeur d'ordinateurs Apple rendait un hommage cryptĂ© au mathĂ©maticien homosexuel Alan Turing, l'un des plus grands esprits du XXe siĂšcle, qui mit fin Ă  ses jours le soir du 7 juin 1954 en mordant dans une pomme imprĂ©gnĂ©e de Ă©trange surdouĂ©, Ă©tudiant Ă  Cambridge dans les annĂ©es 1930, se distingue en posant les fondations des recherches en intelligence artificielle. En 1936, il a l'idĂ©e de concevoir un ordinateur. La Seconde Guerre mondiale lui offre l'occasion d'appliquer ses thĂ©ories pour le compte des services secrets britanniques, il parvient Ă  percer le secret de la machine Enigma qui permettait aux nazis de coder leurs messages, et contribue ainsi Ă  la victoire des ce hĂ©ros discret est contraint de demeurer dans l'ombre, une premiĂšre fois en raison de ses travaux pour les services secrets et par la suite pour sa sexualitĂ© dans la Grande-Bretagne d'aprĂšs-guerre, l'homosexualitĂ© est un crime. ÉcartĂ© de tous les grands projets scientifiques, Turing est condamnĂ© en 1952 Ă  la castration enquĂȘte journalistique et archives conservĂ©es Ă  Cambridge, Laurent Lemire conte l'histoire stupĂ©fiante d'un gĂ©nie victime de la cruautĂ© et de l'intolĂ©rance de son Laurent Lemire est journaliste au Nouvel Observateur et a Ă©tĂ© rĂ©dacteur en chef de l'Ă©mission Campus», sur France 2. Il a dĂ©jĂ  publiĂ© plusieurs biographies, notamment Marie Curie Perrin, 2001. De jeunes soldats amĂ©ricains sur une plage de Normandie,le 6 juin 1944. OPÉRATION OVERLORD On croit tout savoir de l’opĂ©ration Overlord, l’une des batailles les plus cĂ©lĂšbres de l’histoire. Chacun se souvient de ces jeunes soldats jetĂ©s sur les plages de Normandie par une matinĂ©e grise et venteuse sous le feu meurtrier des bunkers allemands. Chacun vĂ©nĂšre leur hĂ©roĂŻsme et leur sacrifice, longuement cĂ©lĂ©brĂ©s par le cinĂ©ma. Pourtant, soixante-dix ans aprĂšs, cette croisade de la libertĂ© recĂšle encore des mystĂšres, des zones d’ombre, des Ă©pisodes ignorĂ©s, mal connus ou volontairement occultĂ©s. Contrairement Ă  ce qu’on pense souvent et malgrĂ© l’énormitĂ© des moyens dĂ©ployĂ©s – navires, avions, quelque hommes -, l’assaut du 6 juin 1944 fut Ă  deux doigts d’échouer. Dans les semaines qui suivirent le jour J, la bataille de Normandie fut l’une des plus dures de la guerre, et les AlliĂ©s rencontrĂšrent des difficultĂ©s qu’ils avaient largement sous-estimĂ©es. C’est le hasard de la mĂ©tĂ©orologie qui a le mieux servi les assaillants le 6 juin. C’est l’initiative de quelques hommes qui a sauvĂ© la situation au moment crucial. C’est l’opĂ©ration de dĂ©sinformation la plus importante du siĂšcle, menĂ©e par un groupe d’espions baroques, qui a permis la victoire finale. Le 6 juin 1944,c’est le Jour Jle dĂ©barquement en Normandie. Nourrie par les commĂ©morations officielles, la lĂ©gende a transfigurĂ© la rĂ©alitĂ© du combat pour en donner une image Ă  la fois hĂ©roĂŻque et Ă©dulcorĂ©e. En fait, les dĂ©faillances furent frĂ©quentes, la violence mise en Ɠuvre effrayante, et les exactions commises envers les civils nombreuses, Ă  commencer par des bombardements massifs Ă  l’utilitĂ© contestĂ©e. En s’appuyant sur le travail des meilleurs historiens, notamment Olivier Wieviorka et Antony Beevor D-Day et la bataille de Normandie », Calmann-LĂ©vy, qui ont brisĂ© les tabous et mis au jour les rĂ©alitĂ©s cachĂ©es, l’Obs » vous livre les derniers secrets du jour le plus long. 1. La bataille des glaces L’opĂ©ration Overlord a peut-ĂȘtre commencĂ© trois annĂ©es avant le 6 juin, dans les solitudes gelĂ©es du Spitzberg, de l’Islande et du Groenland. Dans ces contrĂ©es de neige et de froid, des commandos britanniques et amĂ©ricains ont Ă©tĂ© dĂ©barquĂ©s discrĂštement pour une guerre dans la guerre celle de la mĂ©tĂ©o. Il s’agissait de prendre d’assaut les stations d’observation Ă©tablies par les Allemands Ă  partir de 1940 dans l’Atlantique Nord, ce que ces soldats venus dans le froid rĂ©ussirent sans coup fĂ©rir. L’enjeu semblait mineur. Il Ă©tait dĂ©cisif. GrĂące Ă  ce rĂ©seau de stations conquis par les armes, loin Ă  l’ouest de l’Europe, les AlliĂ©s disposĂšrent en 1944 d’informations interdites aux mĂ©tĂ©orologistes allemands. C’est ainsi que James Martin Stagg, conseiller de l’état-major alliĂ©, put fournir Ă  Dwight Eisenhower, commandant suprĂȘme du corps expĂ©ditionnaire, des prĂ©visions exclusives qui lui donnĂšrent un avantage stratĂ©gique. Le 4 juin, Stagg fut l’oiseau de mauvais augure. Une tempĂȘte se prĂ©parait dans l’Atlantique, qui rendrait dangereuse la navigation des pĂ©niches de dĂ©barquement, disperserait les parachutistes et provoquerait le naufrage des chars amphibies prĂ©vus pour l’assaut. La mort dans l’ñme, Eisenhower dut reporter l’opĂ©ration Overlord, alors mĂȘme que plus de 150 000 soldats s’étaient mis en route pour le combat suprĂȘme. Ce contretemps fut une bĂ©nĂ©diction pour les AlliĂ©s. PrivĂ©s des prĂ©cieuses stations, les Allemands ne virent pas que la tempĂȘte se calmerait pour trente-six heures Ă  partir du 6 juin. Pour eux, le mauvais temps continuerait, empĂȘchant tout dĂ©barquement pour les quatre ou cinq jours Ă  venir. Commandant en chef des troupes de Normandie, Rommel dĂ©cida de partir pour l’Allemagne, oĂč il voulait fĂȘter l’anniversaire de sa femme. A Rennes, l’état-major convoqua les principaux officiers de la rĂ©gion pour un exercice de simulation. Au jour J, le commandement allemand Ă©tait absent. Au mĂȘme moment, Stagg, fort des bulletins envoyĂ©s des stations nordiques, pouvait annoncer Ă  Eisenhower que le vent s’apaiserait pour un jour et demi le long des cĂŽtes normandes, avant de souffler de nouveau en tempĂȘte. Cette pause dans la dĂ©pression venue de l’Atlantique rendait possible l’opĂ©ration prĂ©vue. Eisenhower Ă©couta Stagg, le regarda droit dans les yeux, garda le silence trente secondes, puis, devant son Ă©tat-major interdit, laissa tomber son verdict Let’s go. » 2. Le hĂ©ros inconnu Il fut un des hommes clĂ©s de l’opĂ©ration. Pourtant, parce qu’il Ă©tait homosexuel, il fallut attendre plus de soixante ans pour qu’on lui rende justice. Alan Turing Ă©tait sans doute le mathĂ©maticien le plus douĂ© de sa gĂ©nĂ©ration. Chercheur Ă  Cambridge, c’était un jeune homme excentrique qui Ă©tait saisi par des obsessions infantiles. Il avait par exemple vu quarante fois Blanche-Neige et les sept nains », dont il connaissait chaque plan et chaque rĂ©plique par coeur. En dĂ©pit de ses nĂ©vroses, il s’était rendu cĂ©lĂšbre dans les cercles acadĂ©miques en imaginant le principe d’une machine universelle, qu’on appellerait bien plus tard un ordinateur. Quand la guerre commença, Turing fut engagĂ© dans une Ă©quipe bizarre, composĂ©e de mathĂ©maticiens, de germanisants, de linguistes, de spĂ©cialistes des codes et d’amateurs de mots croisĂ©s. RĂ©unie dans des huttes en tĂŽle Ă©levĂ©es dans le parc du manoir de Bletchley non loin de Londres, elle avait pour but de dĂ©crypter les communications secrĂštes de la Wehrmacht. Ces messages radio Ă©taient cryptĂ©s par un appareil compliquĂ© appelĂ© Enigma, une sorte de machine Ă  Ă©crire Ă  laquelle on avait ajoutĂ© trois rouleaux de mĂ©tal qui tournaient dĂšs qu’on tapait une lettre. Ces trois rotors garantissaient le secret grĂące Ă  la rotation automatique, les lettres n’étaient jamais codĂ©es de la mĂȘme maniĂšre, ce qui rendait les messages indĂ©chiffrables par les crypto-analystes. La machine allemande Enigma cryptait les messages radio. Son code a Ă©tĂ© dĂ©couvert par Alan Turing. DR La machine recelait une faille, et c’est lĂ  qu’Alan Turing entra en jeu. Les services secrets britanniques avaient rĂ©ussi Ă  se procurer un exemplaire d’Enigma, ainsi que plusieurs manuels de codage saisis dans des bateaux ou sur des sous-marins coulĂ©s par la Navy. Les crypto-analystes dĂ©tectĂšrent quelques rĂ©gularitĂ©s dans le codage des messages et comprirent qu’en mettant en oeuvre le principe de Turing, et donc en construisant grĂące Ă  lui l’un des premiers ordinateurs de l’histoire, capable de tester des milliers de combinaisons en quelques minutes, on pouvait dĂ©chiffrer en temps rĂ©el des messages qu’on aurait normalement mis des semaines Ă  comprendre. DĂšs 1940, les Ă©quipes de Bletchley Park furent en mesure de transmettre chaque jour Ă  Churchill le texte en clair des communications allemandes les plus confidentielles. Turing et ses crypto-analystes apportĂšrent une aide dĂ©cisive Ă  la victoire dans plusieurs batailles, notamment celle d’ElAlamein et celle de l’Atlantique. Ils firent arrĂȘter tous les espions envoyĂ©s en Grande-Bretagne par les nazis. Pendant la prĂ©paration d’Overlord, ils surveillĂšrent jour aprĂšs jour les efForts de dĂ©fense dĂ©ployĂ©s par la Wehrmacht. GrĂące Ă  eux, enfIn, les Britanniques purent vĂ©rifIer la bonne marche de l’opĂ©ration Fortitude, destinĂ©e Ă  tromper Hitler sur le lieu et la date du DĂ©barquement. Turing avait donnĂ© Ă  Churchill l’un de ses atouts maĂźtres. Son aventure se termina en tragĂ©die. Turing Ă©tait homosexuel dans une Grande-Bretagne oĂč les relations intimes entre personnes du mĂȘme sexe Ă©taient rĂ©primĂ©es par la loi. La paix revenue, sa maison fut un jour cambriolĂ©e, et la police vint enquĂȘter chez lui. Elle constata qu’il avait des relations avec un homme. Il fut arrĂȘtĂ©, jugĂ© et condamnĂ© Ă  subir un traitement mĂ©dical Ă  base d’ƓstrogĂšnes. Cette mĂ©dication forcĂ©e aggrava ses nĂ©vroses. MartyrisĂ© par le pays qu’il avait contribuĂ© Ă  sauver, il devint dĂ©pressif. Un jour, il prit une pomme et, comme l’avait fait la sorciĂšre de Blanche-Neige, l’enduisit de poison. Puis il la croqua. Sa mort passa inaperçue. Il fallut attendre soixante ans pour que la reine consente Ă  le gracier Ă  titre posthume et que le gouvernement britannique, par la voix du Premier ministre Gordon Brown, reconnaisse sa dette envers lui. Aujourd’hui, le prix le plus prestigieux en science de l’informatique s’appelle le prix Turing. 3. Le mystĂšre du Daily Telegraph » Au mois de mai 1944, les services de sĂ©curitĂ© britanniques furent pris de panique. Ils venaient de constater que les mots croisĂ©s du quotidien conservateur The Daily Telegraph » avaient donnĂ© depuis quelques jours, comme solution Ă  des dĂ©finitions, les mots de Omaha », Overlord », Neptune » ou Sword ». Autrement dit, les noms de code attribuĂ©s aux plages normandes ou bien aux opĂ©rations destinĂ©es Ă  Ă©tablir une tĂȘte de pont en France, toutes choses Ă©videmment ultra secrĂštes. Le nom de code ultrasecret Overlord » apparaĂźt avant l’opĂ©ration dans les mots croisĂ©s du Daily Telegraph ». L’auteur des mots croisĂ©s, un professeur respectable et connu du public, fut interrogĂ©. Il plaida la coĂŻncidence. Depuis la guerre, des amateurs de statistiques ont calculĂ© que la probabilitĂ© de voir apparaĂźtre dans ces grilles les quatre ou cinq mots en question par le seul jeu du hasard Ă©tait infĂ©rieure Ă  une chance sur plusieurs millions. Aujourd’hui encore le mystĂšre reste entier. On suppose que l’auteur des grilles s’était adressĂ© Ă  ses Ă©tudiants pour trouver des mots et des dĂ©finitions nouvelles. Ces Ă©tudiants frĂ©quentaient des militaires stationnĂ©s en Grande-Bretagne ils auraient entendu les noms de code au cours de conversations sans savoir ce qu’ils dĂ©signaient. Mais c’est une hypothĂšse
 4 . Les comanches attaquent Ă  l’aube Comment se parler par radio quand les Allemands sont Ă  l’écoute ? Pour assurer la sĂ©curitĂ© des communications, il fallait surmonter un dilemme. Si les opĂ©rateurs radio intĂ©grĂ©s aux troupes d’assaut se parlaient en clair, pour orienter l’attaque ou guider l’aviation, par exemple, il suffisait Ă  un Allemand parlant anglais de se mettre sur la mĂȘme longueur d’onde. Mais s’ils se parlaient en code, les communications s’en trouvaient fortement ralenties il fallait Ă  chaque fois crypter et dĂ©crypter les messages. A ce problĂšme classique dans les armĂ©es, les AmĂ©ricains ont trouvĂ© une solution originale. Sur Utah Beach, treize Indiens comanches enrĂŽlĂ©s dans l’US Army et formĂ©s Ă  la radio figurĂšrent parmi les premiers attaquants. C’est l’un d’entre eux qui envoya le premier message, en langue comanche, Ă  son correspondant en mer, qui le traduisit immĂ©diatement pour le commandement Le DĂ©barquement a rĂ©ussi mais nous sommes au mauvais endroit. » SĂ©curitĂ© totale l’armĂ©e amĂ©ricaine s’était assurĂ©e au prĂ©alable que personne en dehors des Etats-Unis ne comprenait la langue comanche. Comme certains termes techniques n’existaient pas dans cette langue, il fallut recourir Ă  des mĂ©taphores. Char d’assaut » fut traduit par tortue de fer ». Pour le mot Hitler », les Comanches avaient trouvĂ© une locution expressive le Blanc fou ». 5. Le dĂ©barquement va Ă©chouer ! Le 5 juin dans l’aprĂšs-midi, Dwight Eisenhower Ă©crit ces lignes Les forces que nous avons dĂ©barquĂ©es en Normandie n’ont pas rĂ©ussi Ă  Ă©tablir une tĂȘte de pont suffisante. J’ai donnĂ© l’ordre de les retirer. [ 
] Si des erreurs ou des fautes ont Ă©tĂ© commises, j’en porte seul la responsabilitĂ©. » Le commandant en chef du corps expĂ©ditionnaire alliĂ© n’eut pas Ă  publier cette lettre, Ă©crite en prĂ©vision d’un Ă©ventuel Ă©chec. Mais il avait bien mesurĂ© les risques que comportait l’opĂ©ration Overlord. Un film comme le Jour le plus long » donne l’image d’un assaut irrĂ©sistible, appuyĂ© sur une machine de guerre amĂ©ricaine invincible. En fait, tout fut infiniment plus dur. Des soldats dans une barge des garde-cĂŽte amĂ©ricains, Ă  l’approche des plages de Normandie, le 6 juin 1944. Anonymous/AP/Sipa Le mur de l’Atlantique opposait des obstacles redoutables Ă  l’invasion. Il fallait dĂ©barquer en une journĂ©e quelque 150 000 hommes et leur matĂ©riel, sous le feu des mortiers, des canons et des mitrailleuses. Pour y parvenir, il fallait rĂ©duire au silence, par des bombardements puis par un assaut de vive force, les batteries et les dĂ©fenseurs des plages. Il fallait en mĂȘme temps, par un lĂąchage massif de parachutistes, sĂ©curiser les abords d’une zone immense, situĂ©e entre l’Orne et le Cotentin, pour prĂ©venir l’inĂ©vitable contre-offensive des blindĂ©s allemands. Sur quatre des cinq plages choisies, Utah, Gold, Juno et Sword, l’attaque fut une rĂ©ussite. Mais sur la cinquiĂšme, Omaha, dans le secteur amĂ©ricain, les AlliĂ©s frĂŽlĂšrent la catastrophe. Ce fut le rĂ©sultat d’une succession d’erreurs. L’aviation manqua son but, et les bombes lancĂ©es contre les bunkers allemands tombĂšrent dans la campagne. Le bombardement naval rata sa cible, et les obus de marine se perdirent Ă  l’intĂ©rieur des terres. Les chars amphibies nĂ©cessaires Ă  la destruction des dĂ©fenses allemandes furent mis Ă  l’eau trop tĂŽt, dans une mer encore secouĂ©e par la tempĂȘte de la veille. La plupart coulĂšrent sur le trajet. Si bien que les premiĂšres vagues d’assaut, dĂ©barquĂ©es vers 6h30 du matin, durent affronter avec des armes lĂ©gĂšres des lignes de dĂ©fense pratiquement intactes. Le rĂ©sultat fut un massacre effrayant, bien reconstituĂ© par Steven Spielberg dans Il faut sauver le soldat Ryan ». Les rares survivants se retrouvĂšrent clouĂ©s au sol pendant des heures, terrorisĂ©s et paralysĂ©s, au milieu des cadavres et des hurlements des blessĂ©s, Ă  court de munitions et privĂ©s de commandement, Ă  quelques mĂštres d’une eau rouge de sang. A midi, le gĂ©nĂ©ral Bradley qui commandait le secteur amĂ©ricain, faillit donner l’ordre de rembarquement. Les survivants d’Omaha durent leur salut Ă  quelques individus d’exception, comme le gĂ©nĂ©ral Norman Cota, qui les rassembla sous le feu et les convainquit par l’exemple d’avancer vers l’ennemi. A force d’hĂ©roĂŻsme individuel, la plage fut conquise dans l’aprĂšs-midi. Mais ce fut au prix de 1 500 morts et 2 000 blessĂ©s chez les assaillants. Sans Cota et les autres, les Allemands auraient pu revenir en force sur le rivage et couper en deux le corps expĂ©ditionnaire, compromettant toute l’opĂ©ration
 6. Stalingrad dans le bocage La bataille de Normandie, qui suivit l’assaut des plages, fut bien plus cruelle que prĂ©vu. Les AlliĂ©s Ă©chouĂšrent Ă  prendre Caen et son aĂ©roport le premier jour. Il fallut attendre un mois pour s’emparer de la ville aprĂšs deux opĂ©rations sanglantes, et ratĂ©es pour l’essentiel, Goodwood et Epsom. Plus Ă  l’ouest, la difficultĂ© de la guerre dans le bocage avait Ă©tĂ© sous-estimĂ©e. Les Allemands possĂ©daient des armes plus perfectionnĂ©es que celles des AlliĂ©s, notamment les canons de 88 millimĂštres et les chars Tigre, plus puissants que les Sherman amĂ©ricains. Ils se battaient avec acharnement, protĂ©gĂ©s par des haies innombrables et Ă©paisses, embusquĂ©s dans les clochers et les fermes face Ă  une infanterie qui devait avancer Ă  dĂ©couvert. On a calculĂ© que la concentration des divisions blindĂ©es et les pertes en hommes furent comparables Ă  celles qu’on rencontrait sur le front de l’Est. C’est seulement au mois d’aoĂ»t, grĂące Ă  leur supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne Ă©crasante et Ă  l’arrivĂ©e de renforts massifs que les divisions amĂ©ricaines du gĂ©nĂ©ral Patton purent percer le front vers l’ouest et dĂ©border les dĂ©fenses allemandes. 7. La Wehrmacht contre Hitler C’est l’un des aspects souvent mĂ©connus de la bataille de Normandie pendant qu’ils se battaient contre les AlliĂ©s, de nombreux officiers allemands complotaient aussi contre Hitler. Hans Speidel, par exemple, chef d’état-major de Rommel, Ă©tait l’un des principaux conjurĂ©s. Ces gĂ©nĂ©raux et colonels avaient des itinĂ©raires variĂ©s. Certains, plutĂŽt rares, Ă©taient opposants au nazisme depuis toujours ; d’autres, plus nombreux, n’avaient jamais Ă©tĂ© gĂȘnĂ©s par la nature du rĂ©gime, jusqu’au moment oĂč la Wehrmacht subit de graves revers en Russie. AprĂšs Stalingrad, une partie du commandement estima que Hitler menait l’Allemagne Ă  la catastrophe et qu’il fallait s’en dĂ©barrasser. EffrayĂ©s Ă  l’idĂ©e de voir l’ArmĂ©e rouge occuper leur pays, ils voulaient renverser le rĂ©gime et conclure une paix sĂ©parĂ©e avec les AlliĂ©s. Ils comptaient se tourner ensuite contre les armĂ©es de Staline avec l’approbation sinon la participation des Anglo-Saxons. La conspiration atteignit son paroxysme le 20 juillet 1944, quand le colonel Claus von Staufenberg, conviĂ© Ă  une rĂ©union d’état-major, rĂ©ussit Ă  poser une bombe dissimulĂ©e dans une serviette de cuir Ă  quelques mĂštres du FĂŒhrer. Comme on sait, l’explosion Ă©pargna Hitler et le complot fut ensuite rĂ©primĂ© avec une cruautĂ© inouĂŻe. Plusieurs officiers gĂ©nĂ©raux combattant en Normandie furent arrĂȘtĂ©s ou contraints de se suicider. Le complot, toutefois, n’eut guĂšre d’influence sur la bataille les conjurĂ©s estimaient qu’il fallait de toute maniĂšre se battre le mieux possible pour inciter les AlliĂ©s Ă  traiter. 8. La sale guerre La violence des combats provoqua l’apparition d’atrocitĂ©s dont les AlliĂ©s n’avaient pas l’idĂ©e en dĂ©barquant. Des parachutistes pendus dans les arbres furent Ă©masculĂ©s. Plusieurs fois, les SS exĂ©cutĂšrent leurs prisonniers. Ils fusillĂšrent nombre de rĂ©sistants, tout en Ă©pargnant relativement la population civile pour Ă©viter d’avoir Ă  combattre une insurrection en plus des forces alliĂ©es. Sur les plages, des prisonniers allemands furent exĂ©cutĂ©s, d’autres furent contraints de pĂ©nĂ©trer en tĂȘte sur les champs de mines pour ouvrir la voie. Les Allemands laissaient derriĂšre eux toutes sortes de piĂšges destinĂ©s Ă  tuer ou Ă  mutiler leurs adversaires – cadavres cachant des explosifs, mines antipersonnel qui explosaient Ă  la hauteur de l’entrejambe, bombes dissimulĂ©es dans les maisons ou dans le matĂ©riel abandonnĂ©. En reprĂ©sailles, les soldats alliĂ©s ne mĂ©nageaient pas leurs ennemis, usant de lance-fammes pour les dĂ©busquer ou bien dissĂ©minant des tireurs d’élite munis de fusils Ă  lunette dans la campagne. Les chasseurs-bombardiers Ă©taient omniprĂ©sents et s’attaquaient systĂ©matiquement aux vĂ©hicules isolĂ©s. Plusieurs gĂ©nĂ©raux furent tuĂ©s ou blessĂ©s par ces attaques aĂ©riennes ciblĂ©es. Au total, la bataille de Normandie fit quelque 30 000 morts chez les AlliĂ©s et autant chez les Allemands. 9. La mort dans la tĂȘte Beaucoup d’hommes ne purent pas supporter la duretĂ© de la bataille. Olivier Wieviorka a dĂ©crit le calvaire moral endurĂ© par les combattants. Les jours Ă©taient longs, les combats sans fin, le sommeil rare. Les abris Ă©taient prĂ©caires, les rations froides, l’habillement insuffisant. Les pluies de l’étĂ© 1944 furent les plus fortes du siĂšcle. La couverture aĂ©rienne fut intermittente, et les trous oĂč l’on se terrait pour la nuit Ă©taient souvent inondĂ©s. L’abondance des haies et des chemins creux renforçait le sentiment de vulnĂ©rabilitĂ©. Les embuscades Ă©taient frĂ©quentes et meurtriĂšres. Faute d’effectifs, les unitĂ©s Ă©taient rarement relevĂ©es, et beaucoup de soldats dĂ©barquĂ©s au dĂ©but de juin combattirent sans trĂȘve jusqu’au mois d’aoĂ»t. Des soldats amĂ©ricains aident leurs camarades Ă©puisĂ©s pendant le dĂ©barquement Ă  Utah Beach, le 6 juin 1944. AFP Ces conditions terribles mirent Ă  l’épreuve les nerfs des fantassins. Les dĂ©sertions et les mutilations volontaires furent nombreuses. Plusieurs milliers de soldats furent victimes de troubles psychiatriques qui les empĂȘchĂšrent de continuer la guerre. Un tiers des blessĂ©s environ n’étaient pas touchĂ©s physiquement, mais atteints de psychonĂ©vrose ou d’épuisement au combat. Le commandement alliĂ© dut admettre la rĂ©alitĂ© de ces maladies traumatiques et hospitaliser ceux qui craquaient. Les mĂȘmes phĂ©nomĂšnes frappĂšrent Ă©videmment les combattants allemands. Mais la Wehrmacht ne reconnaissait pas ces troubles mentaux. Ceux qui craquaient Ă©taient fusillĂ©s. 10. La bataille du sexe Universitaire amĂ©ricaine, Mary Louise Roberts vient de lever le voile sur un aspect jusqu’ici occultĂ© de la bataille de Normandie l’attitude d’une partie du corps expĂ©ditionnaire amĂ©ricain envers les femmes françaises. Certes, dans leur immense majoritĂ©, les GI traitĂšrent avec respect les populations qu’ils Ă©taient venus libĂ©rer. Mais une minoritĂ© d’entre eux crurent trop aux prĂ©jugĂ©s en cours aux Etats-Unis sur la France et les Français. Pour la presse, pour une partie du commandement, la France Ă©tait le pays de la bonne vie et du sexe libre. La prostitution Ă©tait lĂ©gale et, plus gĂ©nĂ©ralement, les femmes françaises avaient la rĂ©putation injustifiĂ©e de cĂ©der facilement aux avances des vainqueurs. Nombre de liaisons entre soldats et jeunes Françaises ne prĂȘtaient Ă  aucune critique. Mais les agressions sexuelles furent frĂ©quentes et les plaintes des autoritĂ©s civiles françaises nombreuses. Dans les cas extrĂȘmes, 152 fois, il fallut rĂ©pondre Ă  des accusations de viol formulĂ©es par des Françaises Ă  l’encontre de soldats amĂ©ricains. Plusieurs dizaines de GI condamnĂ©s par la justice militaire furent pendus. Ces affaires reflĂ©taient aussi l’une des particularitĂ©s du corps expĂ©ditionnaire la sĂ©grĂ©gation dont Ă©taient victimes les Noirs dans l’armĂ©e amĂ©ricaine. La grande majoritĂ© des condamnations pour viol frappĂšrent des soldats afro-amĂ©ricains, alors qu’ils reprĂ©sentaient Ă  peine 10% des effectifs. Pour le commandement, cette surreprĂ©sentation confortait un prĂ©jugĂ© les Noirs avaient une sexualitĂ© exubĂ©rante qui les conduisait au crime. Mais Mary Louise Roberts montre aussi que les tribunaux militaires amĂ©ricains avaient une fĂącheuse tendance Ă  sĂ©vir surtout contre les soldats noirs et Ă  traiter avec beaucoup plus de lĂ©gĂšretĂ© les mĂȘmes faits quand ils Ă©taient imputĂ©s Ă  des soldats blancs. L’analyse des procĂšs rĂ©vĂšle que souvent les condamnations des soldats noirs Ă©taient prononcĂ©es sans preuves, sur la foi de tĂ©moignages contestables. Ainsi, l’armĂ©e amĂ©ricaine, qui agissait au nom de valeurs universelles et qui a libĂ©rĂ© l’Europe, gardait aussi certaines pratiques dont les Etats-Unis n’allaient se dĂ©barrasser que beaucoup plus tard
 11. Messieurs les Anglais
 Quand les Français se remĂ©morent ces mots Ils ont dĂ©barquĂ© ! », ils pensent Ă©videmment aux GI amĂ©ricains et non aux tommies britanniques. Pendant que dĂ©file le gĂ©nĂ©rique du Jour le plus long », produit par un AmĂ©ricain, Darryl Zanuck, on voit en gros plan un casque abandonnĂ© sur une plage, qui symbolise la souffrance des soldats. Le casque est amĂ©ricain. Les trois meilleurs films consacrĂ©s au D-Day Au-delĂ  de la gloire » de Samuel Fuller, Il faut sauver le soldat Ryan » de Steven Spielberg et FrĂšres d’armes » de Tom Hanks et Steven Spielberg, mettent en scĂšne des unitĂ©s amĂ©ricaines. Pourtant ce sont les Britanniques qui auraient mĂ©ritĂ© la premiĂšre place dans la lĂ©gende. Les troupes britanniques et canadiennes dĂ©barquent Ă  Juno Beach, le 6 juin 1944. Mary Evans/Sipa Sur les 155 000 hommes du jour J, la moitiĂ© sont britanniques, et d’autres sont canadiens. Sur cinq plages, trois ne sont pas amĂ©ricaines, Gold, Juno et Sword. Si le commandant en chef, Eisenhower, est amĂ©ricain, le chef des troupes Ă  terre, Bernard Montgomery, est anglais. L’assaut des plages confiĂ©es aux Britanniques fut mieux prĂ©parĂ© et mieux exĂ©cutĂ© que celui des plages amĂ©ricaines. Les opĂ©rations avaient Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©es trĂšs Ă  l’avance en Grande-Bretagne sous la direction de lord Mountbatten, membre de la famille royale et chef des opĂ©rations combinĂ©es. Les ports artificiels qui ont permis d’acheminer des renforts, les Mulberries », Ă©taient une invention deWinston Churchill. Un officier britannique, le gĂ©nĂ©ral Hobart, avait mis au point des chars spĂ©cialisĂ©s qui permettaient d’ouvrir les champs de mines sans pertes ou de cisailler les haies du Bocage normand. La Royal Navy et la Royal Air Force prirent une part dĂ©cisive Ă  l’assaut. Enfin, l’opĂ©ration Fortitude, qui a trompĂ© les Allemands de maniĂšre magistrale, a Ă©tĂ© conçue et rĂ©alisĂ©e par l’Intelligence Service et l’état-major britannique. C’est seulement par la suite que l’armĂ©e amĂ©ricaine prit l’ascendant sur les troupes britanniques, grĂące Ă  la force de l’industrie des Etats-Unis et parce que l’Empire britannique avait Ă©puisĂ© ses ressources en combattant seul contre Hitlerpendant plus d’un an. 12. Et les Français ? Par masochisme ou par ignorance, on daube frĂ©quemment sur la minceur extrĂȘme des effectifs français engagĂ©s le 6 juin les 177 membres du commando Kiefer, certains parachutistes des Ă©quipes Jedburgh larguĂ©s sur la Bretagne, les marins des deux navires prĂ©sents au large des plages. C’est tout. La moquerie est injuste. D’abord, les hommes de Kiefer, intĂ©grĂ©s dans les troupes d’élite de lord Lovat, fĂ©rocement entraĂźnĂ©s pendant deux ans par leur chef, ont atteint tous leurs objectifs, notamment le casino d’Ouistreham, transformĂ© en bunker par les Allemands et pris au matin du 6 juin. Sur les 177 hommes de Kiefer, 153 furent tuĂ©s ou blessĂ©s pendant la bataille de Normandie. Le commando Kieffer progresse dans Ouistreham, aprùs les combats du 6 juin 1944. Jose Nicolas / Jacques Witt / Sipa Ensuite, il Ă©tait convenu que les soldats français, recrutĂ©s surtout en Afrique du Nord, combattraient en Italie, avec l’armĂ©e qui affrontait les Allemands dans la pĂ©ninsule. Nombreux, bien entraĂźnĂ©s, bien commandĂ©s, mĂ©langeant troupes coloniales et combattants musulmans, ces soldats jouĂšrent un rĂŽle important dans la LibĂ©ration. Beaucoup se couvrirent de gloire Ă  la bataille du Monte Cassino ou pendant le dĂ©barquement de Provence. La RĂ©sistance française, enfin, aida au succĂšs d’Overlord. Sa force militaire Ă©tait rĂ©duite. En revanche, les actions de renseignement et de sabotage effectuĂ©es par l' »armĂ©e des ombres » furent prĂ©cieuses. GrĂące aux rĂ©sistants, les AlliĂ©s connaissaient en dĂ©tail les fortifications du mur de l’Atlantique. Au jour J, la coupure des communications et le sabotage des chemins de fer dĂ©sorganisĂšrent la riposte allemande. Enfin, l’insurrection, souvent prĂ©maturĂ©e, lancĂ©e dĂšs le 6 juin dans toute la France, gĂȘna l’acheminement des renforts allemands vers les plages normandes. Aux GliĂšres, sur le plateau du Vercors, Ă  Oradour ou Ă  Tulle, maquisards et civils payĂšrent le prix du sang. SourcesNouvel Observateur Par Bababam, dĂ©couvert par Player FM et notre communautĂ© - Le copyright est dĂ©tenu par l'Ă©diteur, non par Player F, et l'audio est diffusĂ© directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises Ă  jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts. Les gens nous aiment! Critiques d'utilisateurs "J'adore la fonction offline" "C’est "le"moyen de gĂ©rer vos abonnements aux podcasts. C’est Ă©galement un excellent moyen de dĂ©couvrir de nouveaux podcasts." ➕ S'abonner ➕ Souscrire ✔ AbonnĂ© ✔ Souscrire Partager Manage episode 262312601 series 2569800 Par Bababam, dĂ©couvert par Player FM et notre communautĂ© - Le copyright est dĂ©tenu par l'Ă©diteur, non par Player F, et l'audio est diffusĂ© directement depuis ses serveurs. Appuyiez sur le bouton S'Abonner pour suivre les mises Ă  jour sur Player FM, ou collez l'URL du flux dans d'autre applications de podcasts. Dans le dernier Ă©pisode, nous vous avons parlĂ© de la carriĂšre impressionnante d’Alan Turing. Pourtant, ses travaux vont ĂȘtre stoppĂ©s nets suite Ă  un Ă©vĂ©nement aux consĂ©quences tragiques
 Vous pouvez redĂ©couvrir la vie d’Alan Turing sur la scĂšne du théùtre Michel dans la piĂšce “la Machine de Turing” Ă©crite et interprĂ©tĂ© par BenoĂźt SolĂšs, qui a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de 4 MoliĂšres. En fin d'Ă©pisode, le metteur en scĂšne revient sur son travail et cette piĂšce qu'il a consacrĂ©e Ă  ce fin de carriĂšre brutaleEn 1952, le propre compagnon d’Alan Turing ainsi qu’un complice cambriolent sa maison. Pourtant, l’enquĂȘte va se retourner contre Alan
 Il finira par avouer avoir eu une aventure avec son agresseur. Selon la loi sur la sodomie, il est accusĂ© d’ “indĂ©cence manifeste et de perversion sexuelle”. AprĂšs avoir choisi de cacher son homosexualitĂ© pendant tout le reste de sa vie pour ne pas nuire Ă  son activitĂ©, il dĂ©cide de l’assumer et ne prĂ©sente aucune dĂ©fense face aux accusations. Lors de son procĂšs, on lui laisse le choix entre la prison et la castration chimique par prise d'ƓstrogĂšnes qui rĂ©duirait sa libido. Alan choisit la deuxiĂšme pomme et du cyanureLe 7 juin 1954, Alan Turing et retrouvĂ© mort chez lui. Probablement un suicide. Une pomme qui aurait Ă©tĂ© imbibĂ©e de cyanure et Ă  moitiĂ© mangĂ©e est retrouvĂ©e prĂšs de son corps. Selon Andrew Hodges, biographe de Turing, il aurait employĂ© cette mĂ©thode pour laisser sa mĂšre croire Ă  la thĂšse de l'accident. Cela pourrait ĂȘtre aussi un clin d’oeil Ă  la scĂšne de Blanche Neige qu’il apprĂ©ciait temps “Plongeons la pomme dans le chaudron, pour qu’elle s’imprĂšgne de poison”. Pourtant, lors de son autopsie, aucun morceau de pomme n’est retrouvĂ© dans son corps. L’examen a rĂ©vĂ©lĂ© "quatre onces de liquide qui sentait fortement les amandes amĂšres, tout comme une solution de cyanure" dans son suite Ă  Ă©couter dans ce podcast...La Machine de Turing de Benoit SolĂšs dĂ©couvrir d'autres rĂ©cits passionnants, cliquez ci-dessous Alan Turing, ce gĂ©nie qui a rĂ©volutionnĂ© nos vies - Partie 1Anna Göldi, la derniĂšre sorciĂšreHenri CharriĂšre, auteur ou imposteur ?Voir pour les informations sur la vie privĂ©e et l' more about your ad choices. Visit 262 episodes × Bienvenue sur Lecteur FM! Lecteur FM recherche sur Internet des podcasts de haute qualitĂ© que vous pourrez apprĂ©cier dĂšs maintenant. C'est la meilleure application de podcast et fonctionne sur Android, iPhone et le Web. Inscrivez-vous pour synchroniser les abonnements sur tous les appareils. Player FM - Application PodcastMettez-vous hors ligne avec l'application Player FM ! Son corps a Ă©tĂ© retrouvĂ© sur son lit par une femme de mĂ©nage le 8 juin 1954. Il Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© le jour prĂ©cĂ©dent. L’autopsie conclut au suicide par ingestion de cyanure. Une pomme Ă  moitiĂ© mangĂ©e se trouvait sur la table, Ă  cĂŽtĂ© de lui. Bien que le contenu de celle-ci n’ait jamais Ă©tĂ© analysĂ©, la lĂ©gende veut que ce soit de cette maniĂšre que le poison avait Ă©tĂ© ingĂ©rĂ©. Une fin tragique pour ce mathĂ©maticien de gĂ©nie que beaucoup considĂšrent comme le fondateur de la science informatique. Alan Turing est nĂ© le 23 juin 1912* et de nombreux Ă©vĂ©nements ont lieu Ă  travers le monde pour souligner le centiĂšme anniversaire de sa naissance, notamment une exposition au MusĂ©e de la science de Londres, qui lui est dĂ©diĂ©e. Parmi les objets exposĂ©s se trouve une Enigma prĂȘtĂ©e par Mick Jagger. Il s’agit d’une machine de chiffrement Ă©lectromagnĂ©tique que les Allemands utilisaient pendant la guerre pour encoder leurs communications. Alan Turing Ă©tait l’un des membres de l’équipe de cryptographes qui cassĂšrent le code d’Enigma. Cela demanda la crĂ©ation d’énormes machines d’analyse Ă  base Ă©lectromagnĂ©tique. AppelĂ©es Bombes , ces machines sont considĂ©rĂ©es comme les prĂ©curseurs des ordinateurs modernes. Le musĂ©e de Londres expose Ă©galement des Ă©lĂ©ments d’une des seules bombes encore en existence. On a tendance Ă  associer Alan Turing principalement Ă  son travail de dĂ©crypteur pendant la guerre, mais la portĂ©e de son gĂ©nie va bien au-delĂ  de cela. En 1936, alors qu’il n’avait que 24 ans, il publie un article qui prouve qu’il est possible de crĂ©er des systĂšmes capables d’effectuer n’importe quel calcul mathĂ©matique si le problĂšme est prĂ©sentĂ© sous forme d’algorithmes. Ces systĂšmes thĂ©oriques sont connus aujourd’hui sous le nom de machines de Turing. AprĂšs la guerre, Turing jette les bases de la programmation informatique avec son travail sur le Computing Engine ACE. Cette machine, de mĂȘme que l’Electronic Discrete Variable Automatic Computer EDVAC, dĂ©veloppĂ© par un autre gĂ©nie de l’informatique, John Von Neuman, introduisit la notion qu’un programme stockĂ© dans un ordinateur pouvait faire fonctionner la machine sans intervention humaine. En 1950, Turing publie un article sur l’Intelligence artificielle. Il y propose une expĂ©rience, le Test de Turing, pour dĂ©terminer si un ordinateur peut ĂȘtre qualifiĂ© d’intelligent». D’aprĂšs ce test, un ordinateur serait capable de raisonner» si un observateur qui l’interroge n’arrive pas Ă  distinguer ses rĂ©ponses de celles d’humains agissant comme groupe contrĂŽle. À partir de 1952, Turing s’intĂ©ressa Ă  aux applications mathĂ©matiques de la biologie en s’adonnant Ă  des travaux sur la morphogĂ©nĂšse, les lois qui dĂ©terminent la forme et la structure des organismes de la nature. Dans un article intitulĂ© The Chemical Basis of Morphogenesis», il postule que certaines rĂ©actions chimiques doivent, de par leur nature, donner lieu Ă  des formes particuliĂšres appelĂ©es aujourd’hui Formes de Turing». Alan Turing Ă©tait homosexuel et, en 1952, alors qu’il travaillait Ă  l’universitĂ© de Manchester, il eut une relation avec un homme qu’il avait rencontrĂ© au cinĂ©ma, Arnold Murray. AprĂšs que ce dernier ait aidĂ© un complice Ă  cambrioler sa maison, Turing porta plainte. Malheureusement, lors de l’enquĂȘte, l’orientation sexuelle de Turing fit surface. À l’époque, les actes homosexuels Ă©taient illĂ©gaux en Grande-Bretagne. Turing fut accusĂ© de grossiĂšre indĂ©cence et de perversion sexuelle». Le juge lui donna le choix entre la prison et la castration chimique pour rĂ©duire sa libido. Turing choisit le traitement par hormones fĂ©minisantes. Les effets secondaires, autant physiques que psychologiques, associĂ©s aux estrogĂšnes, eurent un impact dĂ©vastateur sur Turing. De plus, sa condamnation lui fit perdre son habilitation sĂ©curitaire et il fut Ă©cartĂ© d’un grand nombre des projets scientifiques auxquels il participait. Un ensemble de facteurs qui –probablement– l’amenĂšrent au suicide**. Comme je l’ai prĂ©cisĂ© ci-dessus, rien n’indiquait que la pomme trouvĂ©e Ă  cĂŽtĂ© du corps de Turing contenait le cyanure. Cela n’empĂȘche pas qu’elle joue un rĂŽle important dans les mythes qui, aujourd’hui, entourent Turing. Pour certains, ce dernier se serait inspirĂ© du film Blanche-Neige» de Walt Disney et de la pomme empoisonnĂ©e de la mĂ©chante sorciĂšre. Parait-il que ce film Ă©tait l’un des prĂ©fĂ©rĂ©s de Turing. Pour d’autres, Turing avait introduit le cyanure dans la pomme pour le rendre plus facile Ă  consommer et, en particulier, pour cacher le gout amer du poison. Le logo de la compagnie Apple, avec la pomme dont il manque un morceau, honore soi-disant le pionnier de l’informatique. InterrogĂ© Ă  ce sujet, Steve Jobs avait niĂ© qu’il y ait un lien, mais il avait ajoutĂ© 
 en y pensant, j’aurais bien aimĂ© que cela soit vrai». ___ * Ceux d’entre vous qui avez accĂ©dĂ© Ă  Google ce 23 juin 2012 ont pu remarquer que la page d’accueil cĂ©lĂšbre l’anniversaire de naissance d’Alan Turing avec une animation binaire». ** Le 10 septembre 2009, le gouvernement britannique, en la personne du premier ministre Gordon Brown, prĂ©senta des excuses officielles pour la maniĂšre dont Alan Turing avait Ă©tĂ© traitĂ©. Il offrit ces mots 
 au nom du gouvernement britannique et au nom de tous ceux qui vivent libres grĂące aux travaux d’Alan Turing, je suis fier de pouvoir dire nous sommes sincĂšrement dĂ©solĂ©s; vous mĂ©ritiez tellement plus».

poison qui a tué alan turing